{"id":443,"date":"2026-09-02T12:14:20","date_gmt":"2026-09-02T10:14:20","guid":{"rendered":"https:\/\/sophiepouille.com\/?page_id=443"},"modified":"2026-09-07T09:15:14","modified_gmt":"2026-09-07T07:15:14","slug":"manere-anne-bernou-aout-2026","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/manere-anne-bernou-aout-2026\/","title":{"rendered":"Man\u0113re Anne Bernou ao\u00fbt 2026"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"443\" class=\"elementor elementor-443\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-48c3848 e-con e-atomic-element e-flexbox-base e-48c3848-9ad2d78 \" data-id=\"48c3848\" data-element_type=\"e-flexbox\" data-e-type=\"e-flexbox\" data-interaction-id=\"48c3848\" data-e-type=\"e-flexbox\" data-id=\"48c3848\">\n    \t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-df6ffd8 elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"df6ffd8\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<figure class=\"wp-caption\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/sophiepouille.com\/documentation\/\">\n\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg\" title=\"close article\" alt=\"close article\" loading=\"lazy\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<figcaption class=\"widget-image-caption wp-caption-text\">retour<\/figcaption>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/figure>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\n<\/div>\n<div class=\"elementor-element elementor-element-15d72d8e e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"15d72d8e\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" id=\"2023\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-1558c9b8 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"1558c9b8\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6d346808 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"6d346808\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-4e22901a elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"4e22901a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">                                                                                       Man\u0113re <\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-215f74e6 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"215f74e6\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<h4>Anne Bernou<br \/>ao\u00fbt 2026<\/h4><p>Les cinq interventions artistiques de Sophie Pouille, pr\u00e9sentes depuis juin 2026 dans le centre-ville de Bellegarde sur Valserine (Ain), forment dans l\u2019espace public un parcours pour le moins inhabituel. Rien d\u2019imposant, de visuellement contraignant, tout l\u2019inverse. Les cinq pi\u00e8ces en verre du polyptyque de cette artiste sp\u00e9cialiste depuis de longues ann\u00e9es du travail sur verre sont discr\u00e8tement diss\u00e9min\u00e9es au fil des places et des rues et se d\u00e9couvrent au hasard des p\u00e9r\u00e9grinations, \u00e0 moins que le passant, averti de leur pr\u00e9sence et du parcours qu\u2019elles jalonnent, ne les cherche plus syst\u00e9matiquement. De petites dimensions &#8211; 41 x 41 x 0,4 cm -, soigneusement encadr\u00e9es et accroch\u00e9es \u00e0 hauteur du regard selon le code mus\u00e9al, ces pi\u00e8ces r\u00e9alis\u00e9es en grisaille sur verre et aplat s\u00e9rigraphie semblent davantage relever de la sph\u00e8re priv\u00e9e (galeries, collections particuli\u00e8res) ou de collections de mus\u00e9es que de l\u2018espace ext\u00e9rieur. A la limite de l\u2019abstraction, elles ne se donnent pas d\u00e8s l\u2019abord, mais demandent pour \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es une attention soutenue ou m\u00eame, pour certaines d\u2019entre elles, se pr\u00eatent \u00e0 la contemplation ou \u00e0 la r\u00eaverie. <em>Man\u0113re <\/em>\u2013 c\u2019est le nom du polyptyque \u2013 est une installation qui va \u00e0 contre-courant de l\u2019accrochage tel qu\u2019il se fait dans l\u2019espace public. Au lieu, comme il est d\u2019usage, de s\u2019adapter \u00e0 la monumentalit\u00e9 des b\u00e2timents, les cinq pi\u00e8ces se mettent \u00e0 hauteur du passant et invitent ce dernier \u00e0 une relation d\u2019intimit\u00e9 de l\u2019ordre de celle qui peut se d\u00e9velopper dans les lieux consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019art, le plus souvent clos et accessibles de fa\u00e7on restreinte. \u00ab Passant, arr\u00eate-toi, l\u2019art vient \u00e0 toi \u00bb. Tel est le pari de Sophie Pouille pour sa premi\u00e8re installation dans l\u2019espace public, r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019invitation de l\u2019association Entre les lignes et de la commune de Bellegarde en Val\u00e9sine. Un pari risqu\u00e9 qui, d\u2019apr\u00e8s les r\u00e9actions d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9es, semble \u00eatre couronn\u00e9 de succ\u00e8s. Une petite r\u00e9volution en somme, qui, par le dialogue propos\u00e9 en ext\u00e9rieur avec l\u2019art contemporain, entend solliciter de chacun attention, vigilance et questionnement. Ne serait-ce pas ressusciter le \u00ab fl\u00e2neur \u00bb baudelairien, spectateur actif du monde, plus tard analys\u00e9 par Walter Benjamin [1] qui en fit une figure critique de la soci\u00e9t\u00e9 consum\u00e9riste et pr\u00e9sentiste de la Monarchie de Juillet et du Second Empire ? <em>Quelles bizarreries ne trouve-t-on pas dans une grande ville, quand on sait se promener et regarder ?\u00a0<\/em>[2]<\/p><p>Le propos de l\u2019installation de Sophie Pouille est d\u2019ordre m\u00e9moriel. A cet \u00e9gard, <em>Man\u0113re <\/em>\u2013 du latin manere, demeurer rester, subsister, continuer d\u2019\u00eatre l\u00e0 \u2013 peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un monument diffus, s\u2019inscrivant dans une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de monuments de l\u2019espace public, apparue \u00e0 la fin du XXe, qui fait le choix du \u00ab\u00a0peu \u00e0 voir\u00a0\u00bb voire de la disparition et offre \u00e0 chacun l\u2019opportunit\u00e9 de devenir \u00ab\u00a0porteur de m\u00e9moire\u00a0\u00bb. <em>Mahnmal gegen Faschismus, Krieg, Gewalt &#8211; f\u00fcr Frieden und Menschenrechte <\/em>(<em>Monument contre le fascisme, la guerre, la violence &#8211; pour la paix et les droits de l\u2019homme<\/em>)<em> \u2013 <\/em>de Jochen Gerz et d\u2019Esther Shalev-Gerz, 1986, est consid\u00e9r\u00e9 comme le point de d\u00e9part et le paradigme de cette \u00e9volution\u00a0; <em>Combien de saisons dure chaque victoire\u00a0? <\/em>de Marianne Mispela\u00ebre, 2026, Rouen, sa plus r\u00e9cente expression. Les cinq interventions artistiques command\u00e9es \u00e0 Sophie Pouille rel\u00e8vent d\u2019un projet assez vaste destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9tablir un lien entre les jeunes et l\u2019histoire de la Seconde Guerre mondiale dans leur r\u00e9gion, en l\u2019occurrence \u00e0 Bellegarde. Cette petite ville de fond de vall\u00e9e et de confluence du Rh\u00f4ne et de la Val\u00e9sine, proche de la Suisse, a connu \u00e0 compter de juin 1940, et plus encore \u00e0 partir de novembre 1942, des ann\u00e9es \u00e9prouvantes sous occupation allemande. La R\u00e9sistance s\u2019y est organis\u00e9e tr\u00e8s t\u00f4t et les maquis cr\u00e9\u00e9s d\u00e8s le printemps 1943 sur le plateau voisin \u00e0 l\u2019ouest de la ville ont \u00e9t\u00e9 soutenus par l\u2019ensemble des forces locales de r\u00e9sistance tandis que \u00ab la position nodale de la ville dans les r\u00e9seaux de transports faisait de Bellegarde un point de transit des r\u00e9fugi\u00e9s clandestins juifs vers la Suisse \u00bb. [3] Malgr\u00e9 une connaissance approfondie des faits transmise \u00e0 l\u2019artiste par le Groupe M\u00e9moire local, et en particulier par l\u2019historien Christophe Vyt, aucune narration dans l\u2019\u0153uvre m\u00e9morielle de Sophie Pouille, aucune figuration, rien de documentaire. De rigoureuses compositions indicielles, faites d\u2019une intrication de formes, symboliques ou\u00a0 \u00a0proches de l\u2019abstraction, souvent \u00e9loign\u00e9es de toute r\u00e9f\u00e9rence visuelle. Pendant quelques secondes l\u2019activation de capsules sonores accessibles \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate peut faire surgir des mots, des bribes de mots, choisis par l\u2019artiste et lus par des adolescents de la ville. Cette pr\u00e9sence discr\u00e8te de la voix adjoint au dialogue avec les \u0153uvres une dimension sensible, tout en maintenant la distance voulue.\u00a0 Formes visuelles et signaux d\u2019ordre sonore fonctionnent comme les \u00e9l\u00e9ments d\u2019un langage cod\u00e9, insensible \u00e0 la distance temporelle, reliant lieu et acteurs d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p><p>\u00ab Concilier sciences sociales et cr\u00e9ation litt\u00e9raire \u00bb \u2013 j\u2019ajouterais cr\u00e9ation plastique -, \u00ab c\u2019est tenter d\u2019\u00e9crire de mani\u00e8re plus libre, plus juste, plus originale, plus r\u00e9flexive, non pour rel\u00e2cher la scientificit\u00e9 de la recherche, mais au contraire pour la renforcer. \u00bb [4], revendique l\u2019historien Ivan Jablonka. La disparition des derniers t\u00e9moins directs demande de trouver un mode nouveau pour s\u2019adresser aux g\u00e9n\u00e9rations de l\u2019\u00e8re post-m\u00e9morielle. Le travail de Sophie Pouille r\u00e9pond \u00e0 cette n\u00e9cessit\u00e9. Les cinq pi\u00e8ces du polyptyque soulignent cinq \u00e9tapes qui, dans le Bellegarde de l\u2019Occupation, repr\u00e9sentent, chacune d\u2019elles, un lieu, un fait r\u00e9el, une d\u00e9cision. Dans cette petite ville de passage, d\u00e9pendante d\u2019axes de transit majeurs, <em>La Gare<\/em> et <em>Le Pont<\/em> condensent tout \u00e0 la fois l\u2019\u00e9vocation de l\u2019Occupation, de la R\u00e9sistance et de la D\u00e9portation. <em>La M\u00e9nag\u00e8re<\/em> et <em>La Biscuiterie<\/em> font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la vie quotidienne des Bellegardiens pendant la guerre, aux difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement et aux actes de r\u00e9sistance isol\u00e9s, <em>L\u2019Immeuble des Joukowitzki<\/em> convoque la m\u00e9moire des victimes de la rafle du 11 f\u00e9vrier 1944, et en particulier celle des quatre membres de cette famille juive, arr\u00eat\u00e9s ce jour-l\u00e0, d\u00e9port\u00e9s et assassin\u00e9s \u00e0 Auschwitz.<\/p><p>Depuis longtemps observatrice des formes , et en particulier des formes qui nous pr\u00e9c\u00e8dent &#8211; \u00ab Je les observe, je les pr\u00e9l\u00e8ve, je les rapproche, parfois de plusieurs si\u00e8cles, de pays lointains, pour composer un langage qui m\u2019est propre \u00bb [5], \u00e9crit-elle, Sophie Pouille a collect\u00e9 sur ces lieux de l\u2019histoire locale des fragments d\u2019architecture\u00a0; elle en a chaque fois d\u00e9gag\u00e9 une forme \u00e0 la limite de l\u2019abstraction, forme \u00e9l\u00e9mentaire qui, dans l\u2019\u0153uvre finale expos\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate du b\u00e2timent, parfois sur la fa\u00e7ade, entre en r\u00e9sonance avec le lieu et celui qui le regarde. L\u2019artiste a \u00e9galement trouv\u00e9 de telles pi\u00e8ces d\u2019assemblage dans des symboles ou dans les documents d\u2019archives mis \u00e0 sa disposition. Par d\u00e9construction, superposition, d\u00e9placement, les formes \u00e9l\u00e9mentaires ainsi d\u00e9gag\u00e9es constituent le mat\u00e9riau m\u00eame de l\u2019\u0153uvre, son ossature, sa charpente.\u00a0 Dans <em>La Gare<\/em>, l\u2019arc en demi-cercle qui marque la limite sup\u00e9rieure de la pi\u00e8ce en verre signale tant la grande verri\u00e8re cintr\u00e9e de la fa\u00e7ade de la gare que l\u2019encolure de la veste bleue port\u00e9e par les cheminots, \u00e0 moins qu\u2019il n\u2019\u00e9voque encore l\u2019art du vitrail familier \u00e0 l\u2019artiste. L\u2019axe central de l\u2019\u0153uvre superpose \u00e0 la fermeture \u00e9clair du bleu de chauffe un rail dress\u00e9 \u00e0 la verticale tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019emplacement des poches du v\u00eatement, s\u2019inscrivent plus discr\u00e8tement les quatre composants \u00e9clat\u00e9s de la croix allemande. Ecriture elliptique par excellence, l\u2019\u00e9criture de Sophie Pouille aime jouer avec les volumes et la mise au plan et exige du regardeur un r\u00f4le actif. Ces \u00e9l\u00e9ments de construction, d\u2019assemblage, ne constituent toutefois que le n\u00e9gatif de la pi\u00e8ce de verre. Dans le volume en creux qu\u2019ils g\u00e9n\u00e8rent se d\u00e9ploie un paysage matriciel travaill\u00e9 selon la technique de la grisaille, dense et charg\u00e9, quasiment sculptural, form\u00e9 de mati\u00e8res rocheuses, par endroits organiques, \u00e0 la fois fig\u00e9es et en incessante transformation. Opaque et transparent, se modifiant sans cesse en fonction de la lumi\u00e8re et de la position du regardeur, il se pr\u00eate plus \u00e0 la contemplation qu\u2019\u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation. Espace paradoxal s\u2019il en est, fossilis\u00e9 et mouvant, il est \u00e0 l\u2019image du mat\u00e9riau hybride et mouvant de la m\u00e9moire elle-m\u00eame, que ce soit de la m\u00e9moire collective ou de la m\u00e9moire individuelle. Sophie Pouille conna\u00eet depuis longtemps les secrets de la technique de la grisaille, utilis\u00e9e pour la fabrication et la coloration diff\u00e9renci\u00e9e des vitraux\u00a0; elle conna\u00eet les al\u00e9as de la cuisson mais elle sait doser le m\u00e9lange de pigment \u00e0 base d\u2019oxydes m\u00e9talliques, de poudre de verre et de liquide, le travailler de fa\u00e7on brute pour en garder l\u2019aspect granuleux, l\u2019appliquer en fine couche sur la surface du verre puis \u00e9vider et enlever tout ce qu\u2019elle ne veut pas garder. Si d\u2019autres artistes, tels Pascal Convert et Jean-Marc Cerino, ont d\u00e9j\u00e0 mis le travail du verre au service de la m\u00e9moire, les pi\u00e8ces de verre travaill\u00e9es \u00e0 la grisaille con\u00e7ues par Sophie Pouille, introduites dans l\u2019espace public o\u00f9 elles sont install\u00e9es de fa\u00e7on p\u00e9renne, constituent \u00e0 plus de 80 ans de la Seconde Guerre mondiale un nouveau type de monument diffus, fragile, discret et troublant, et \u00e0 hauteur de regard.<\/p><p>[1] Benjamin, Walter,\u00a0<em>Baudelaire,<\/em>\u00a0<em>un po\u00e8te lyrique \u00e0 l\u2019apog\u00e9e du capitalisme,\u00a0<\/em>trad. J. Lacoste, Lausanne, Payot, coll. \u00ab\u00a0Petite Biblioth\u00e8que Payot\u00a0\u00bb, 2002.<\/p><p>[2] Baudelaire, Charles,\u00a0<em>Le Spleen de Paris,\u00a0<\/em>\u00e9d. J.-L. Steinmetz, Paris, Librairie G\u00e9n\u00e9rale Fran\u00e7aise, 2003, p. 204.<\/p><p>[3] Le Groupe M\u00e9moire du Pays Bellegardien<\/p><p>[4] Ivan Jablonka, <em>L\u2019histoire est une litt\u00e9rature contemporaine, Manifeste pour les sciences sociales, <\/em>2014, Editions du Seuil, p. 8<\/p><p>[5] Sophie Pouille, <em>Le Tapis de verre<\/em>, 2023, installation au sol, 12 plaques de verre grav\u00e9, 50 x 50 x 0,4 cm<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-afa7b93 e-con e-atomic-element e-flexbox-base e-afa7b93-f42c3d0 \" data-id=\"afa7b93\" data-element_type=\"e-flexbox\" data-e-type=\"e-flexbox\" data-interaction-id=\"afa7b93\" data-e-type=\"e-flexbox\" data-id=\"afa7b93\">\n    \n<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>retour Man\u0113re Anne Bernouao\u00fbt 2026 Les cinq interventions artistiques de Sophie Pouille, pr\u00e9sentes depuis juin 2026 dans le centre-ville de Bellegarde sur Valserine (Ain), forment dans l\u2019espace public un parcours pour le moins inhabituel. 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