{"id":339,"date":"2026-09-01T14:49:05","date_gmt":"2026-09-01T12:49:05","guid":{"rendered":"https:\/\/sophiepouille.com\/?page_id=339"},"modified":"2026-09-07T09:17:16","modified_gmt":"2026-09-07T07:17:16","slug":"sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/","title":{"rendered":"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"339\" class=\"elementor elementor-339\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-99c9d51 e-con e-atomic-element e-flexbox-base e-99c9d51-17717e6 \" data-id=\"99c9d51\" data-element_type=\"e-flexbox\" data-e-type=\"e-flexbox\" data-interaction-id=\"99c9d51\" data-e-type=\"e-flexbox\" data-id=\"99c9d51\">\n    \t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-296de96 elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"296de96\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<figure class=\"wp-caption\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/sophiepouille.com\/documentation\/\">\n\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg\" title=\"close article\" alt=\"close article\" loading=\"lazy\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<figcaption class=\"widget-image-caption wp-caption-text\">retour<\/figcaption>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/figure>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\n<\/div>\n<div class=\"elementor-element elementor-element-440cfb55 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"440cfb55\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" id=\"2023\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-5f6398fb e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"5f6398fb\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-10266b4e e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"10266b4e\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6cd3de3b elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"6cd3de3b\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-be0a9f3 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"be0a9f3\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<h4>par Lancelot Hamelin<br>23 ao\u00fbt 2026<\/h4>\n<p>Dans une de ses \u0153uvres sur verre qui ressemblent \u00e0 des ic\u00f4nes d\u2019une spiritualit\u00e9 sans Dieu, Sophie Pouille propose des s\u00e9ries de formes g\u00e9om\u00e9triques, sym\u00e9triques, \u00e9voquant \u00e0 partir de plumes sergent Major [1] des \u00e9difices, des vases ou des navires. Les formes sont r\u00e9serv\u00e9es dans la vitre, au milieu de surfaces d\u00e9polies, et presque impossibles \u00e0 prendre en photo\u2026<br>Monuments, obus, b\u00e2tons, b\u00e2timents, formes simples qui \u00e9voquent la maison, avec ses fen\u00eatres et ses portes, ou bien des t\u00e2ches de Rorschach pour une psych\u00e9 cosmique qui ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une nosographie humaine\u2026<br>Dans ces monochromes rong\u00e9s, qui inspirent la projection, et o\u00f9 elle-m\u00eame y voit une esp\u00e8ce d\u2019alphabet, il s\u2019agit donc bien d\u2019un art fait pour l\u2019\u0153il \u2013 et du verre, ce n\u2019est pas la transparence qui l\u2019\u00ab int\u00e9resse \u00bb &#8211; mais d\u2019un art qui propose des vues qui ne sont pas des images, des visions qui ne se laissent pas r\u00e9duire \u00e0 des photos, \u00e0 des clich\u00e9s. Il y a comme la crainte que le voir &#8211; les yeux \u2013 puisse laisser une t\u00e2che sur ce qui est vu\u2026<br>Les plaques de verre dans lesquelles elle a fondu ces motifs, ces lignes ou ces brouillages donn\u00e9s \u00e0 voir, offrent selon la lumi\u00e8re du moment le reflet du monde qui l\u2019environne, paysages, formes, d\u00e9cors, passants, visages m\u00eame, quand quelqu\u2019un se penche sur ces fen\u00eatres ouvertes sur l\u2019en face&#8230; Le verre est ainsi perm\u00e9able aux images alentours\u2026 Dans ce travail sur l\u2019ombre et la lumi\u00e8re, la transparence et le reflet, quelque chose para\u00eet, impossible \u00e0 compl\u00e8tement saisir, ni dans la vision, ni dans le concept.<br>Sophie Pouille se demande comment saisir dans le verre une \u00ab g\u00e9om\u00e9trie de la pens\u00e9e \u00bb o\u00f9 le conceptuel se tient sur un fil symbolique.<br>Face \u00e0 ce verre, le regardeur est libre, \u00e9mancip\u00e9 de ses pulsions de voyeurismes, ramen\u00e9 \u00e0 un d\u00e9sir de se voir soulag\u00e9 de ses tendances \u00e0 l\u2019emprise. Nourrie de l\u2019\u0153uvre de Deleuze, sur la diff\u00e9rence et la r\u00e9p\u00e9tition, tout autant que de Marie-Jos\u00e9 Mondzain, sur <em>Le Commerce des regards<\/em>, Sophie Pouille travaille \u00e0 ronger le r\u00e8gne du sp\u00e9culaire qui domine notre temps. Le regardeur est lib\u00e9r\u00e9 du d\u00e9sir de prendre, car il laisserait sur la vitre la trace de ses doigts, de comprendre, car il laisserait sur l\u2019id\u00e9e la trace du d\u00e9sir que \u00e7a signifie quelque chose.<br>\u00ab J\u2019invoque des formes qui rappellent plus qu\u2019elles ne d\u00e9crivent \u00bb, dit Sophie Pouille, en parlant de son travail.<br>Paradoxalement, son \u0153uvre nous rappelle que les langues humaines ont \u00e0 voir avec le regard et le geste tout autant qu\u2019avec la voix et le son. Il y a des \u00e9critures dont on ne conna\u00eet plus le langage. Certaines langues n\u2019existent pas encore dont l\u2019\u00e9criture est pourtant d\u00e9j\u00e0 lisible. L\u2019art est cela qui nous en fait entrevoir le texte non encore d\u00e9chiffrable, de langues qu\u2019on ne parle pas encore&#8230;<\/p>\n<p>Quand elle na\u00eet \u00e0 Lille, au d\u00e9but des ann\u00e9es 80, Sophie Pouille ignore que son enfance sera faite de d\u00e9m\u00e9nagements et de d\u00e9m\u00e9nagements\u2026<br>Car que sait-on, quand on na\u00eet ? Peut-\u00eatre tout, mais cela ne suffit pas pour mener sa vie, surtout dans l\u2019enfance, o\u00f9 l\u2019essentiel de la vie est emmen\u00e9 par l\u2019histoire des parents.<\/p>\n<p>Que sait Sophie Pouille quand elle na\u00eet ?<br>Elle sait s\u00fbrement d\u00e9j\u00e0 que ses parents sont en mouvement, et que ce mouvement est une qu\u00eate, une qu\u00eate d\u2019utopie dit-elle \u2013 m\u00eame si pour l\u2019enfant, ce sentiment de d\u00e9rive permanente donne l\u2019impression de vivre sur une strate transparente, (glissante, et impossible parfois \u00e0 traverser, \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer, autrement que par le regard ?). Son p\u00e8re \u00e9ducateur et sa m\u00e8re infirmi\u00e8re sont entra\u00een\u00e9s dans le mouvement d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 le soin \u00e9tait anim\u00e9 de luttes et de r\u00eaves qui pouvaient laisser esp\u00e9rer leur mat\u00e9rialisation dans la r\u00e9alit\u00e9 sociale &#8211; et justifier qu\u2019on d\u00e9m\u00e9nage, et qu\u2019on d\u00e9m\u00e9nage, avec armes et bagages, pertes et fracas &#8211; et enfant\u2026<br>Enfant, mais pendant bien plus longtemps que l\u2019enfance, Sophie Pouille a les yeux bleus. Et puis, un jour, vers quinze ans, le bleu est devenu lentement, progressivement, par un processus de d\u00e9pigmentation, vert. Vers le vert, toute une vie, vers le verre\u2026<br>C\u2019est \u00e0 la fin de l\u2019enfance que les parents semblent trouver le territoire qui les fixe, le dit-plateau du Bugey, qui n\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 pas un plateau \u00e0 strictement parler, mais une combe du bas Jura. Mais la fa\u00e7on dont on y existe, coup\u00e9 du monde, comme dans un roman de Conan Doyle, la r\u00e9gion a tout du plateau o\u00f9 demeurent les mondes perdus\u2026<br>C\u2019est ainsi que Sophie Pouille passe une ann\u00e9e de son adolescence, l\u2019ann\u00e9e de 3e, dans ces paysages sauvages, avant d\u2019int\u00e9grer un BTS d\u2019arts appliqu\u00e9s en communication visuelle dans la ville de Villefontaine, dans l\u2019Is\u00e8re, au Nord des Terres Froides. \u00c9trange ville nouvelle, utopie pour le coup, rat\u00e9e comme toutes les utopies, (25e \u00ab point chaud \u00bb de France sous le r\u00e8gne de M. Sarkozy), rat\u00e9e c\u2019est-\u00e0-dire r\u00e9ussissant, comme l\u2019auraient psalmodi\u00e9 les sorci\u00e8res de <em>Mac Beth<\/em>, r\u00e9ussissant au moins \u00e0 offrir aux \u00e9tudiants un espace de libert\u00e9 et de cr\u00e9ation que peu de ville autorise\u2026<br>Quelle est cette formation, pour une artiste dont le travail est un lieu de tension entre une recherche conceptuelle aussi intense que la pratique artisanale pour lui donner forme, o\u00f9 la pens\u00e9e est aussi engag\u00e9e que la gestuelle ? Comment on passe des yeux bleus aux yeux verts, d\u2019une enfance \u00e0 une adolescence, d\u2019une jeunesse \u00e0 un \u00e2ge adulte, d\u2019une formation \u00e0 des exp\u00e9riences professionnelles ?<\/p>\n<p>Sophie Pouille pr\u00e9cise que les 10 ans qu\u2019elle a pass\u00e9s \u00e0 Paris, lui ont permis d\u2019exp\u00e9rimenter le travail du verre aupr\u00e8s d\u2019une communaut\u00e9 d\u2019amies ma\u00eetres verriers. Elle y a d\u00e9couvert une solidarit\u00e9 de partage de connaissance.<br>\u00ab Paris et ses quartiers si diff\u00e9rents sont une sorte de continuit\u00e9 de mes d\u00e9m\u00e9nagements dans l\u2019enfance. J\u2019ai besoin de Paris, quand je m\u2019y rends, je vais me poser, \u00e9crire dans les biblioth\u00e8ques, les parcs, les caf\u00e9s de tous les quartiers, car j\u2019y retrouve les changements de points de vue, d\u2019ambiances, de milieux sociaux, de cultures&#8230; J\u2019esquive les milieux totalement clos, que ce soit \u00e0 Paris ou sur le Plateau, cela me fige&#8230; J\u2019ai vraiment besoin de mouvement, de contre balancement, cela me permet de trouver un \u00e9quilibre\u2026 Ces mouvements, ces d\u00e9placements sont pour moi de vrais leviers de prises de recul successives. Cela m\u2019est n\u00e9cessaire pour arriver \u00e0 vivre&#8230; Ainsi, j\u2019ai toujours un pied dans chacun de ces espaces, aujourd\u2019hui encore&#8230; \u00bb<br>C\u2019est de ces tours et d\u00e9tours que se constitue un parcours d\u2019artiste. Parcours plus que carri\u00e8re, puisque le mot de destin ne correspond plus \u00e0 l\u2019espace de pens\u00e9e dans lequel nos vies et nos morts se d\u00e9ploient\u2026<br>L\u2019\u0153uvre de Sophie Pouille t\u00e9moigne de cet autre paradigme existentiel qui r\u00e8gne dans le monde contemporain, o\u00f9 le souci du local et du minoritaire succ\u00e8de aux d\u00e9marches insouciantes des d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes, les Trente glorieuses sont loin\u2026<br>Ainsi Sophie Pouille sillonne-t-elle d\u2019acides la surface vitr\u00e9e de l\u2019existence, dans son passage de la photographie \u00e0 la grisaille, pour faire passer les ombres et les lumi\u00e8res selon des g\u00e9ographies \u00e9nigmatiques, cherchant \u00e0 pousser l\u2019image \u00e0 la limite de la sensation et du concept, ne sacrifiant \u00e0 la repr\u00e9sentation que dans la mesure d\u2019un symbolisme qui \u00e9gare ses r\u00e9f\u00e9rents dans le regard du regardeur\u2026<br>Dans les titres de ses expositions et de ses \u0153uvres, la sensualit\u00e9 des sonorit\u00e9s contraste avec l\u2019abstraction math\u00e9matique : <em>Entropie n\u00e9guentropie<\/em>, en 2012, \u00e0 la Maison des Math\u00e9matiques et de l\u2019Informatique, Lyon ; <em>R\u00e9golithes<\/em>, exposition personnelle, aux ateliers Babiole, Ivry-sur-Seine ; <em>Instables assembl\u00e9s<\/em>, 2018 (Grisaille et gravure sur verre, diptyque, 65cm x 48cm, 48cm x 65cm) ; ou encore cet <em>Insongeables silices<\/em>\u2026 qui \u00e9voque dans le verre poli par sablage ces fameuses plumes Sergent Major devenues monuments d\u2019une civilisation venue d\u2019un pass\u00e9 futuriste : ou enfin une de ses derni\u00e8res pi\u00e8ces, <em>Man\u0113re<\/em>, (grisaille sur verre, cinq, 41cm x 41cm) son premier monument diffus p\u00e9renne install\u00e9 \u00e0 Bellegarde-sur-Valserine \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2026 \u2026<br>\u00ab La naissance d\u2019un titre part souvent pour moi de l\u2019envie de venir convoquer un mot que je ne connais pas \u00bb, dit-elle, car les \u0153uvres en tant que telles semblent \u00eatre con\u00e7ues par l\u2019artiste comme des instruments de connaissance, destin\u00e9es \u00e0 ouvrir sur un savoir qui ne cl\u00f4t pas le d\u00e9sir.<br>Par exemple, des repr\u00e9sentations de symboles en grisaille ou d\u00e9polis dans le verre repr\u00e9sentent des assemblages d\u2019une menuiserie impossible, o\u00f9 tenons et mortaises ne s\u2019embo\u00eetent pas, les tables ne pouvant tenir sur les pieds qu\u2019on leur propose \u2013 et la menuiserie est cosmogonique, car il s\u2019agit aussi de la gr\u00e8ve mang\u00e9e par les remous qui ne co\u00efncide pas avec les flots de la grisaille\u2026<br>\u00ab J\u2019aime les formes qui viennent pousser de l\u2019int\u00e9rieur \u00bb, dit Sophie Pouille.<br>Ce monde fait de transparence et d\u2019obscurit\u00e9 est li\u00e9 \u00e0 une technique qui vaut autant par le mot qui la d\u00e9signe, et son histoire. La pratique de la grisaille remonte au Moyen \u00c2ge. Elle servait aux fabricants de vitraux \u00e0 traiter les visages, les drap\u00e9s, les architectures et d\u2019autres d\u00e9tails. Elle insufflait un graphisme vibratoire pour l\u2019\u0153il dans les \u00e0 plat de couleur des verres agenc\u00e9s dans le plomb. Pour Sophie Pouille, cette technique sert d\u2019 \u00ab \u00e9criture \u00bb.<br>C\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 qui rel\u00e8ve de l\u2019alchimie spagyrique : compos\u00e9 d\u2019un pigment \u00e0 base d\u2019oxydes m\u00e9talliques, m\u00e9lang\u00e9s \u00e0 un fondant qui est le plus souvent une poudre de verre. Cette poudre est d\u00e9lay\u00e9e avec un liquide, pour donner une mati\u00e8re qui peut s\u2019appliquer sur la surface de verre. \u00ab Je la travaille de fa\u00e7on brute, dit Sophie Pouille, afin d\u2019en garder l\u2019aspect granuleux, qui permet en m\u00eame temps d\u2019obtenir une grande finesse de d\u00e9tails. \u00bb Ensuite, Sophie Pouille proc\u00e8de par \u00e9videments, pour \u00ab venir chercher la forme \u00bb, comme le ferait une sculptrice dans un bloc de roche. Enfin, la peinture est cuite.<br>\u00ab Je souhaite faire entrer le quotidien, la m\u00e9moire et mes objets de recherche au travers de cette technique artisanale qui poss\u00e8de une forme de myst\u00e8re et d\u2019exigence tout au long du processus de fabrication. \u00bb<br>Les \u0153uvres ne demandent pas au regardeur seulement une disponibilit\u00e9 \u00e9motionnelle, mais elles appellent un effort de d\u00e9chiffrage qui rel\u00e8ve de l\u2019ordre de la lecture.<br>C\u2019est comme si l\u2019\u00e9motion qui prend face \u00e0 ces symboles, ces g\u00e9om\u00e9tries, relevait de l\u2019exploration d\u2019un r\u00e9cit, un r\u00e9cit dont on ne saurait raconter l\u2019histoire. Un magma sombre pour lequel il n\u2019est pas encore d\u2019autres mots que ceux du bruit des vagues dans la nuit.<br>Ainsi, la tension entre le son et le sens des signifiants \u00e9voque-t-elle un souci non pas de repr\u00e9sentation ni d\u2019explication du monde, mais plut\u00f4t de construction de fen\u00eatres permettant des passages du regard et de la pens\u00e9e &#8211; entre le regard, la pens\u00e9e et le monde.<br>Si Sophie Pouille a le sentiment de \u00ab fossiliser des dessins \u00bb, on pourrait aussi prendre ces \u0153uvres pour une tentative de sculpture qui se passe de la troisi\u00e8me dimension, sans pour autant \u00eatre du dessin.<br>Mais ce n\u2019est pas exact, car la troisi\u00e8me dimension est bien l\u00e0 : il y a l\u2019\u00e9paisseur du verre, et surtout, ces lignes, cette ombre du verre projet\u00e9 sur le mur par la lumi\u00e8re. Ainsi la troisi\u00e8me dimension est-elle celle, mobile, impalpable, de l\u2019ordre de l\u2019ombre, qu\u2019apporte cet \u00e9l\u00e9ment du monde qui fonde l\u2019art statuaire : la lumi\u00e8re, et la fa\u00e7on dont traditionnellement elle dessine les formes pour l\u2019\u0153il, en faisant appara\u00eetre les creux et les bosses, s\u2019impose ici comme un bas-relief minimal\u2026<br>Son travail est si proche de la sculpture qu\u2019elle en fabrique des objets en verre noir, moulant des fossiles ou des tubercules \u00e0 la cire perdue pour les reproduire en volume.<br>Ce sont des objets d\u2019une singuli\u00e8re beaut\u00e9 qu\u2019elle ne montre pas, (et dont peut-\u00eatre je ne devrais pas parler), mais qu\u2019elle photographie pour faire juste \u00e9merger des formes, des motifs, comme on entraper\u00e7oit une vague dans la nuit de l\u2019oc\u00e9an\u2026<br>Il y a quelque chose dans ce travail artistique qui touche \u00e0 la pens\u00e9e, voire \u00e0 la vie psychique, comme une entreprise de description analytique qui tient aux gestes m\u00eames qui permettent de produire les formes dans un \u00e9quilibre entre l\u2019intuition et la conscience.<\/p>\n<p>Silence, concentration et \u00e9ruption, c\u2019est la musique int\u00e9rieure qui ressort des vitraux doux et rugueux que Sophie Pouille produit, mais les \u0153uvres demeurent toujours proches des m\u00e9andres impr\u00e9visibles de la pens\u00e9e, au plus proche des \u00e9tats de transitions. Le travail de la grisaille demande une concentration totale dans le temps du geste, pour gratter les grains, et la vitesse d\u2019op\u00e9ration des oxydes ne permet pas de repentir. Si l\u2019op\u00e9ratrice n\u2019est pas l\u00e0, pr\u00e9sente \u00e0 ce qu\u2019elle fait, si \u00e7a ne vient pas de la bonne mani\u00e8re \u2013 ce sont les cheveux qui peuvent s\u2019en m\u00ealer, s\u2019emm\u00ealer dans la grisaille, ou alors c\u2019est ray\u00e9 \u2013 alors, il faut tout recommencer, le pari que les mouvements intimes des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels fassent \u00e9cho avec ceux de la vie psychique, comme a pu l\u2019\u00e9crire Leo\u0161 Jan\u00e1\u010dek dans certains de ses \u00e9crits, et dont parle la pianiste Sarah Lavaud-Petroff, amie de Sophie Pouille.<\/p>\n<p>Comme Victor Hugo annon\u00e7ait que le livre allait remplacer l\u2019architecture, l\u2019art de Sophie Pouille laisse imaginer\/esp\u00e9rer ce stade du Livre o\u00f9 l\u2019\u00e9criture n\u2019a plus besoin du support mat\u00e9riel pour transporter les signes. Et il nous permet de comprendre comment ce changement de m\u00e9dium ne peut pas \u00eatre sans cons\u00e9quences sur notre rapport aux symbolismes de l\u2019\u00e9criture. Sophie Pouille raconte comment, durant des ann\u00e9es, \u00e0 vingt ans, elle a eu la chance d\u2019\u00eatre log\u00e9e chez Marie-Claire, la compagne de Pierre Bourdieu, dans son ancien bureau &#8211; une chambre couverte de livres &#8211; de \u00ab falaises de livres \u00bb, car Sophie Pouille vient du plateau du Bugey o\u00f9 le monde se dessine dans le massif jurassien en falaises et en ab\u00eemes, en monts et en gouffres\u2026<\/p>\n<p>[1]Sophie Pouille nuance ce d\u00e9tail&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Il s\u2019agit de de plumes de diff\u00e9rentes \u00e9poques, dont Sergent Major&#8230; De la m\u00eame mani\u00e8re en ce qui concerne les monuments, je m\u2019inspire du brutalisme tout autant que de l\u2019art d\u00e9co&#8230; J\u2019aime que des impossibles se rencontrent, quand les plumes sont les piliers des b\u00e2timents&#8230; Si la pi\u00e8ce s\u2019appelle \u00ab\u00a0Insongeables\u00a0\u00bb, c\u2019est en \u00e9cho \u00e0 ce que l\u2019on ne peut que tr\u00e8s rarement r\u00eaver, par exemple, l\u2019\u00e9criture et les seuils s\u2019invitent tr\u00e8s rarement dans les r\u00eaves\u2026 Comme les fen\u00eatres et les portes&#8230; Ou bien, si on les r\u00eave, on ne s\u2019en souvient pas&#8230; Ces motifs qui sont des acc\u00e8s, nous n\u2019y avons pas acc\u00e8s&#8230;&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>retour Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e par Lancelot Hamelin23 ao\u00fbt 2026 Dans une de ses \u0153uvres sur verre qui ressemblent \u00e0 des ic\u00f4nes d\u2019une spiritualit\u00e9 sans Dieu, Sophie Pouille propose des s\u00e9ries de formes g\u00e9om\u00e9triques, sym\u00e9triques, \u00e9voquant \u00e0 partir de plumes sergent Major [1] des \u00e9difices, des vases ou des navires. Les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"class_list":["post-339","page","type-page","status-publish","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e - Sophie Pouille<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_GB\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e - Sophie Pouille\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"retour Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e par Lancelot Hamelin23 ao\u00fbt 2026 Dans une de ses \u0153uvres sur verre qui ressemblent \u00e0 des ic\u00f4nes d\u2019une spiritualit\u00e9 sans Dieu, Sophie Pouille propose des s\u00e9ries de formes g\u00e9om\u00e9triques, sym\u00e9triques, \u00e9voquant \u00e0 partir de plumes sergent Major [1] des \u00e9difices, des vases ou des navires. Les [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Sophie Pouille\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-09-07T07:17:16+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"http:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Estimated reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"13 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/\",\"name\":\"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e - Sophie Pouille\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"http:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/close-article.svg\",\"datePublished\":\"2026-09-01T12:49:05+00:00\",\"dateModified\":\"2026-09-07T07:17:16+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"en-GB\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-GB\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/#primaryimage\",\"url\":\"http:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/close-article.svg\",\"contentUrl\":\"http:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/close-article.svg\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/\",\"name\":\"Sophie Pouille\",\"description\":\"Artiste contemporaine\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"en-GB\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/#organization\",\"name\":\"Sophie Pouille\",\"url\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-GB\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/08\\\/Logo-Sophie-Pouille-Artiste.svg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/08\\\/Logo-Sophie-Pouille-Artiste.svg\",\"width\":258,\"height\":38,\"caption\":\"Sophie Pouille\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/sophiepouille.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e - Sophie Pouille","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/","og_locale":"en_GB","og_type":"article","og_title":"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e - Sophie Pouille","og_description":"retour Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e par Lancelot Hamelin23 ao\u00fbt 2026 Dans une de ses \u0153uvres sur verre qui ressemblent \u00e0 des ic\u00f4nes d\u2019une spiritualit\u00e9 sans Dieu, Sophie Pouille propose des s\u00e9ries de formes g\u00e9om\u00e9triques, sym\u00e9triques, \u00e9voquant \u00e0 partir de plumes sergent Major [1] des \u00e9difices, des vases ou des navires. Les [&hellip;]","og_url":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/","og_site_name":"Sophie Pouille","article_modified_time":"2026-09-07T07:17:16+00:00","og_image":[{"url":"http:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg","type":"","width":"","height":""}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Estimated reading time":"13 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/","url":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/","name":"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e - Sophie Pouille","isPartOf":{"@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"http:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg","datePublished":"2026-09-01T12:49:05+00:00","dateModified":"2026-09-07T07:17:16+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/#breadcrumb"},"inLanguage":"en-GB","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-GB","@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/#primaryimage","url":"http:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg","contentUrl":"http:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/close-article.svg"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/sophie-pouille-lecriture-de-langue-non-encore-parlee\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/sophiepouille.com\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Sophie Pouille, l\u2019\u00e9criture de langue non encore parl\u00e9e"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/#website","url":"https:\/\/sophiepouille.com\/","name":"Sophie Pouille","description":"contemporary artist","publisher":{"@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/sophiepouille.com\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"en-GB"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/#organization","name":"Sophie Pouille","url":"https:\/\/sophiepouille.com\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-GB","@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Logo-Sophie-Pouille-Artiste.svg","contentUrl":"https:\/\/sophiepouille.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Logo-Sophie-Pouille-Artiste.svg","width":258,"height":38,"caption":"Sophie Pouille"},"image":{"@id":"https:\/\/sophiepouille.com\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/339","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339"}],"version-history":[{"count":46,"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/339\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1015,"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/339\/revisions\/1015"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sophiepouille.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}